mercredi, 31 octobre 2007
Dunkerque : Soutenu par l’UMP mais « trahi » par le Modem, Guy Lécluse fait une croix sur sa candidature
Guy Lécluse ne sera pas le candidat d’une liste Modem-UMP à l’élection municipale de Dunkerque. Son parti préfère une liste ouverte mais autonome. Il abandonne, la mort dans l’âme.
L’homme a soixante-douze ans, des milliers de plaidoiries d’avocat et quelques coups bas de la politique derrière lui. On l’imagine blindé par les épreuves de la vie. Mais en pleine conférence de presse, l’émotion le submerge, les lunettes s’embuent, il pleure.
Mardi soir, la commission nationale d’investiture de l’UMP l’a confirmé comme tête d’une liste d’union pour l’élection municipale à Dunkerque. Jeudi, c’est son propre parti, par la voix d’Olivier Henno, patron du Modem Nord, qui a stoppé net sa candidature : «Il m’a annoncé qu’il y aura une liste Modem autonome en face et qu’il me désavouera si je me présente quand même. C’est une trahison totale d’un ami qui, il y a quelques mois, lorsque je lui avais annoncé mon intention de me présenter, avait prédit : vas-y Guy, tu es capable de faire à Dunkerque le coup d’André Diligent à Roubaix en 1983.
Résultat, je suis victime d’une stratégie électorale qui n’a même pas été décidée par la base. Pour des centristes, c’est fort quand même ! »
En juin, déjà…
Mais avant la « trahison » de jeudi, Guy Lécluse avait déjà appris à se méfier. En juin, c’est dans nos colonnes qu’il avait appris qu’Olivier Henno appelait à voter Michel Delebarre au second tour de l’élection législative ! À l’heure où le centriste dunkerquois cherchait à convaincre l’ensemble des militants de l’UMP du bien-fondé de sa candidature, la pilule avait été difficile à digérer. « C’était un premier coup de poignard, une première approche avec la gauche », assure Guy Lécluse.
La plaie n’a pas eu le temps de cicatriser, mais Guy Lécluse garde cette fidélité qui l’empêche de s’affranchir du parti de François Bayrou.
Pourquoi ne roulerait-il pas sur sa seule image de conseiller municipal reconnu par l’ensemble des élus, en dehors du parti ? «Je garde ma carte au Modem car il incarne mes valeurs. Je suis le plus fidèle des centristes. J’envisageais de suivre les consignes de François Bayrou : ni allégeance à droite, ni allégeance à gauche, mais alliance en fonction du contexte local. À Dunkerque, on était parfaitement dans ce cadre. Arithmétiquement, nous étions forts pour gagner et je ne me serais pas laissé enfermer par l’UMP. M’engager sans le soutien du Modem est impossible. J’ai toujours prôné une liste de rassemblement, avec toutes les sensibilités politiques. J’aime beaucoup la contradiction, j’estime qu’il y a beaucoup à prendre de ceux qui ne pensent pas forcément comme moi. En dehors des populistes et des anarchistes, évidemment. Désormais, ce n’est plus possible… »
Guy Lécluse se retire donc de la pré-campagne sur un terrible coup de bambou. Il n’exclut pas « donner un petit coup de main à l’avenir », mais il semble trop affecté pour peser sur la campagne. L’homme veut pourtant être utile à la ville qu’il courtisait : « Si les Restos du coeur veulent de moi, eh bien, j’irai aux Restos. J’ai servi toute ma vie. » Et ça, pas un parti ne pourra l’en empêcher…
DIDIER DUPUIS
27 octobre 2007 - 12:01 la rédaction de La Voix du Nord
09:31 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dunkerque, Guy Lecluse, Modem, UMP
vendredi, 26 octobre 2007
ALUMINIUM DUNKERQUE
ALUMINIUM DUNKERQUE (Loon-Plage) L'Anglo-Australien Rio Tinto réussit son OPA amicale sur le Canadien Alcan. - L'offre publique d'achat amicale émise par le groupe minier anglo-australien Rio Tinto sur le Canadien Alcan vient de s'achever avec succès. Cette OPA à 38,1 milliards de dollars avait été lancée en juillet pour contrer l'offre inamicale de l'Américain Alcoa. Rio Tinto Alcan devient donc le numéro un mondial de l'aluminium. Propriété d'Alcan, l'usine Aluminium Dunkerque de Loon-Plage emploie 650 salariés et produit environ 270 000 tonnes d'aluminium par an.
15:35 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Aluminium, dunkerque, Loon-plage, rio tinto, opa, alcan
Les Miss à Dunkerque
15:33 Publié dans People | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Miss, France, dunkerque
mercredi, 24 octobre 2007
Projet de Terminal méthanier
Site d'information du Débat Public :
http://www.debatpublic-dunkerquegaz.org/index.html
Reportage Delta FM :
http://www.dailymotion.com/video/x30us9_reportage-delta-f...
14:27 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : débat public, méthanier, dunkerque, terminal, port
Dunkerque & la pollution industrielle
11:28 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pollution, dunkerque, allergies, industriel
mardi, 23 octobre 2007
À Dunkerque, des caténaires arrachées paralysent le trafic
La Voix du Nord - Edition du mardi 23 octobre 2007
Près de 3 000 voyageurs pour une quarantaine de trains ont été frappés par des perturbations hier entre Lille, Dunkerque et Calais. Un camion de chantier a arraché les fils des caténaires, hier matin, à Dunkerque. Ce matin, le trafic SNCF devrait reprendre normalement.
L’incident est idiot, mais les conséquences lourdes. Un camion grue dépassant le gabarit s’est engagé hier à 11 h 30 sur un passage à niveau de Dunkerque. Les fils des caténaires des quatre voies ont été arrachés sur 500 m.
Aussitôt, le trafic SNCF sur les lignes Dunkerque - Hazebrouck et Dunkerque - Calais a été totalement interrompu.
La SNCF assure avoir mis rapidement des bus de substitution.
En fin d’après-midi, vers 16 h 30, le trafic entre Calais et Dunkerque a repris partiellement, générant des retards de 40 minutes environ. Entre Dunkerque et Hazebrouck, il a fallu attendre 20 h, pour voir les premiers trains rouler sur une seule voie, générant des retards de plus de 45 minutes. Près de 3 000 voyageurs ont été gênés par ces perturbations qui, selon la SNCF, devraient disparaître ce matin dès 8 h. •
ALEXIS CONSTAN
15:14 Publié dans Actualité Dunkerque & Flandre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : catenaires, sncf, dunkerque
lundi, 22 octobre 2007
L'A 25 Lille-Dunkerque en travaux
Nouveau lifting provisoire pour l'A 25. Sur l'axe Lille-Dunkerque, les travaux de réparation de la chaussée effondrée au nord de Bailleul commencent ce matin et dureront jusqu'à vendredi. Depuis mercredi, la circulation ne s'effectuait plus que sur une voie, un peu après l'échangeur 10 (Bailleul), à cause de cet affaissement de l'autoroute, due à son mauvais état. Pendant les travaux, tout le trafic sera reporté sur la chaussée Dunkerque-Lille.
O. A. - ©2007 20 minutes
20 Minutes, éditions du 22/10/2007 - 07h32
dernière mise à jour : 22/10/2007 - 07h32
21:46 Publié dans Actualité Dunkerque & Flandre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : A25, dunkerque
Grenelle, incinérateurs et intérêts des acteurs ? NaturaVox
A l’heure où notre président incarne plus que jamais la rupture, un autre Nicolas, Nicolas Hulot, estime à propos du Grenelle de l’environnement qu’”il n’y a pas la rupture que l’on souhaite” dans les mesures proposées pour la phase finale des négociations. Selon lui “les propositions structurantes sur la fiscalité et l’agriculture” sont absentes alors que leur remise à plat “permettrait de changer les modes de production et de consommation“. “Si l’on n’a pas cette colonne vertébrale“, indique-t-il dans le Figaro d’aujourd’hui, “cela ne marchera pas“.
Et c’est dans ce contexte de scepticisme que l’on apprend dans le Monde en date du 20 octobre que le conseil de l’ordre des médecins réclame un moratoire concernant la construction de nouvelles unités d’incinérateurs - une mesure demandée par l’Alliance, l’un de ses 4 moratoires avec celui sur les OGM en plein air, le nucléaire et les autoroutes.
Lorsque l’on s’attarde un peu sur les problèmes révélés par cette affaire, mais aussi par une étude de cas de la région bordelaise, l’on obtient une bonne illustration de la manière dont les intérêts économiques (et politiques) peuvent primer sur la santé et l’environnement.
En réalité, un projet d’incinérateur d’ordures ménagères de Clermont-Ferrand (une usine où devraient être brûlées, à partir de 2011, 170 000 tonnes de déchets par an, i.e. la moitié des ordures ménagères des 660 000 habitants du Puy-de-Dôme et du nord de la Haute-Loire) est suspendu aux conclusions du Grenelle, en espérant qu’un moratoire sera décidé au niveau national. Mais ce dossier est aussi sensible pour une dizaine d’autres dossiers, “notamment ceux concernant la création d’unités nouvelles, à Dunkerque (Nord), à Arques (Pas-de-Calais) ou encore à Aspach-le-Haut (Haut-Rhin)“, précise l’article de Manuel Armand. Le dossier étant en stand by au niveau des négociations (les représentants de l’Etat, des collectivités locales et des employeurs y sont opposés), il faudra attendre la table ronde des 24 et 25 décembre pour avoir une réponse (!).
La déclaration du Conseil national de l’Ordre des médecins et les principaux syndicats de praticiens, la “Plate-forme nationale du corps médical”, réclame “un moratoire concernant la construction de nouveaux incinérateurs (…) L’incinération produit des centaines de substances toxiques qui s’échappent dans l’atmosphère (…) Le corps médical ne lâchera pas le morceau, il ne faut pas refaire l’erreur de l’amiante“, alerte Dominique Belpomme (célèbre cancérologue à l’hôpital Georges-Pompidou de Paris).
Cet engagement des médecins (la pétition contient d’ores et déjà 527 signatures de médecins) fait suite à la publication du rapport de l’Institut de veille sanitaire 2006 (pdf), et représente un grand renfort pour l’Alliance et les opposants aux incinérateurs. En réalité, si le rapport met en avant “un lien statistique entre le niveau d’exposition aux incinérateurs dans les années 1970-1980 et l’augmentation de la fréquence de certains cancers au cours des années 1990-1999″ , il précise aussi que “ces résultats ne peuvent pas être transposés aux situations actuellement générées par les incinérateurs, moins polluants et mieux contrôlés qu’auparavant”. Il demeure, les médecins sont las de faire du palliatif en traitant des cancers alors qu’il serait plus aisé de traiter les problèmes à la source!
Ainsi donc, pour mieux comprendre en quoi consiste l’incinération, vous pouvez vous rendre sur cette page du site du CNIDD qui vous expliquera en quoi ce procédé constitue une “aberration sur les plans sanitaire, environnemental, économique, social ou démocratique“. En France, selon les dernières estimations de Greenpeace (travail en cours d’actualisation - seuls les chiffres sur les dioxines sont récents), 33 des 126 incinérateurs existants seraient hors normes. Pour les dernières normes en vigueur, voir ici.
Pour tout vous dire, cet article fait également suite à une question que je me pose depuis plusieurs mois quant au fait que les habitants de certains quartiers du centre ville de Bordeaux ne soient toujours pas incités au tri sélectif à domicile (mise à disposition de poubelles de tri). Certes, des efforts ont été faits ces dernières années, mais je suis toujours choquée que cela soit encore impossible pour certains citoyens. Un embryon de réponse se trouverait a priori dans les intérêts économiques des sociétés (et collectivités?) gérant les incinérateurs de la région. Rien de nouveau diront certains… Mais il est intéressant de se pencher sur ce petit exemple pour comprendre la logique des acteurs au sein des négociations.
Dans les environs de Bordeaux en effet se trouvent deux incinérateurs: celui de Cenon depuis 1984 et celui de Bègles depuis 1998. L’incinérateur de Cenon a pour particularité de bénéficier d’une technologie unique en Europe, la vitrification des cendres volantes issues de l’incinération par torche à plasma afin, comme le précise le site d’Europlasma (la société développant cette technologie), “de corriger les nuisances générées par l’incinération“. Ce procédé permet de produire un jet de gaz à haute température pouvant atteindre 4 500°C. Europlasma permettrait de l’utiliser de manière utile et fiable, et son principal client se trouve aujourd’hui être le Japon, “premier marché de vitrification au monde, avec un parc de plus de 1 800 usines d’incinération des ordures ménagères dont la moitié sont condamnées car non conformes aux nouvelles contraintes réglementaires. Ce sont donc près de 400 nouvelles usines comprenant un traitement intégré de vitrification qui devraient voir le jour dans les 15 à 20 années à venir” (source). Les pistes de réutilisation du résidu final, le “vitrifiat” (résidu vitrifié) sont en cours d’étude - programme Vivaldi, mais sachez que le pdg d’Europlasma a d’ores et déjà fait fabriquer à sa femme des boucles d’oreille en résidus de déchets toxiques (charmant n’est-ce pas!:-).
Comme le précise le CNIDD, “ce procédé n’est pas écologique car la vitrification nécessite une énergie importante qui ne peut provenir de la seule combustion des ordures ménagères“. L’énergie doit donc être électrique, et le procédé présente aussi des inconvénients (vaporisation, durée de vie des réfractaires, pertes énergétiques importantes au niveau du four et pour le refroidissement des électrodes, etc.).
L’incinérateur de Bègles est classé par Greenpeace comme étant “hors normes” alors qu’il a moins de 10 ans. Géré par Novergie (groupe Suez), cet incinérateur s’est notamment occupé des déchets du Prestige.
Dans un article paru en décembre 2001, Bernard Guillon explique que “le ramassage et le traitement des déchets constituent de bons exemples de l’application de la “théorie de l’enactment“, selon laquelle le contenu du changement est mis en acte en fonction des interprétations que les acteurs en font. A partir d’informations “objectives” fournies lors de la mise en acte (”enactment”), les acteurs construisent, réarrangent et détruisent certains aspects de l’information disponible, pour sélectionner les interprétations les plus pertinentes (sélection) et finalement les retenir dans une mémoire collective commune (rétention). L’importance du contenu perçu du changement et de l’importance d’une coalition politique de soutien pour mener à bien un projet sont deux dimensions à garder en tête dans cette théorie.
Comme le montre l’auteur, “à l’époque où l’on en était au stade d’un marché émergent, les composantes juridiques - ou leur absence - ont permis l’influence progressive des collectivités locales et des entreprises industrielles, confrontées à un interlocuteur commun, l’Etat. Dans la Communauté urbaine de Bordeaux comme ailleurs, la qualité des relations entre les élus et ces firmes de taille importante a permis de choisir un mode de traitement des déchets à double détente: l’incinération, en premier lieu, et le recyclage. Mais, en 1998, ces deux catégories d’acteurs se sont heurtées à la volonté de l’Etat de renforcer la place du recyclage. Il reste à déterminer ce qui reste acquis et en quoi les projets d’avenir locaux se trouvent compromis“.
Comprenez donc que certains intérêts engagés dans les projets d’incinérateurs (le plus récent et apparemment hors norme, celui de Bègle, et celui bénéficiant d’une haute technologie qu’il faut rentabiliser - celui de Cenon) expliquent en partie que le tri des déchets ne soit pas instauré sur l’ensemble de la communauté urbaine de Bordeaux: une dualité certaine fait en sorte que la mise en place d’un tri sur l’ensemble de la zone réduirait les “inputs” des sociétés gérant les incinérateurs et diminueraient en partie leur chiffre d’affaire. Comme vous pouvez le voir, le traitement des déchets implique un certain nombre d’acteurs, publics ou privés, dont les intérêts économiques (et politiques) peuvent guider certains choix.
L’exemple des incinérateurs n’est qu’un cas parmi d’autres expliquant les parts de marché et les “bouts de gras” que peuvent de bagarrer les parties en présence autour des négociations du Grenelle de l’environnement…
Plus d’infos:
+ Sur la durée de vie d’un déchet (pdf)
+ Processus d’incinération - CNIDD: “Un incinérateur de déchets ménagers, abusivement qualifié aujourd’hui d’Unité de Valorisation Energétique (UVE) par ses promoteurs, n’a pas comme but de produire de l’énergie: l’incinération est un procédé coûteux d’élimination. Par la combustion, le volume et la masse des déchets solides sont ” visuellement ” réduits. Par contre, la pollution est non seulement augmentée mais créée par le procédé lui-même, et transférée dans les résidus solides (mâchefers, REFIOM), les rejets liquides et surtout les fumées toxiques. Il est illusoire de croire que l’évolution de la législation supprime toutes les limites et les dangers inhérents au procédé même de l’incinération.”
+ Pour en savoir plus sur les MIOM (mâchefers issus d’incinération des ordures ménagères) et les REFIOM (résidus d’épuration de fumées d’incinération des ordures ménagères ), cf. cet extrait d’un rapport du Sénat
+ Sur le procédé de Torche à plasma (pdf)
+ Sur la démarche d’Europlasma
+ Pour les cartes des incinérateurs en France (France Incinération)
+ Sur le site des professionnels de l’incinération, incineration.org
+ Sur la théorie de l’enactment: Alain Vas, “Les processus de changement organisationnel à l’épreuve des faits: une approche multi-paradigmatique” (pdf).
21:31 Publié dans Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Grenelle, incinérateurs
Maxime Gillio - polar 'Bienvenue à Dunkerque'

A découvrir sur :http://maximegillio.blogspirit.com/
21:28 Publié dans Actualité Dunkerque & Flandre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Maxime Gillio
dimanche, 21 octobre 2007
Des eurocrates français très influents
L'idée d'un recul de l'influence française à Bruxelles relève d'une "névrose bien française", à en croire Charles Grant, directeur du Centre for European Reform de Londres. La France, dit-il, détient quelques-uns des postes les plus importants de la machine bruxelloise. A la Commission, le représentant français, Jacques Barrot, ancien ministre, ancien président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, est perçu comme un habile politique. Il relaie certaines des idées défendues par la France, en particulier sa méfiance à l'égard du tout-libéral. Dans les services de la Commission, sur une quarantaine de directeurs généraux, six sont français : Jean-Luc Demarty (agriculture), Odile Quintin (culture et éducation), Robert Verrue (fiscalité et union douanière), Hervé Carré (Eurostat), Claude Chêne (personnel et administration), Michel Petite (service juridique). Ancien directeur général adjoint à la DG relations extérieures, Hervé Jouanjean est secrétaire général adjoint de la Commission.
Au Conseil, dont le secrétaire général est Javier Solana, le numéro deux, Pierre de Boissieu, secrétaire général adjoint, est français, comme l'est le chef du service juridique, Jean-Claude Piris, qui dirige les travaux de rédaction du futur traité. Le général Henri Bentégeat, ancien chef d'état-major des armées françaises, préside le comité militaire de l'Union européenne, qui réunit les chefs d'état-major des Etats membres. La présidence du Comité des régions est assurée par le député socialiste et maire de Dunkerque, Michel Delebarre. La France détient aussi la présidence de la Banque centrale européenne, avec Jean-Claude Trichet. L'ancien président du Medef, Ernest-Antoine Seillière, est à la tête de l'organisation patronale BusinessEurope. Enfin, c'est un Français, Jean-Paul Costa, qui préside la Cour européenne des droits de l'homme.
22:09 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Delebarre, dunkerque, eurocrate



