jeudi, 01 novembre 2007
Dunkerque - Pierre Yana quitte le PS, rejoint le Modem, et confirme sa candidature pour mars 2008
> Qui est Pierre Yana ? - Né à Bône (Algérie) le 11 avril 1951, Pierre Yana a été enseignant au lycée Angellier à partir de 1975. Docteur ès lettres, il a beaucoup oeuvré pour la création de l’Université du littoral à partir de 1981 : « Sur ce projet, on a réussi le consensus dunkerquois avec Albert Denvers et Claude Prouvoyeur. » Directeur du centre universitaire de la Citadelle et du centre de recherches, il a été chargé de mission culturel de Michel Delebarre, de 1998 à 2001, lorsque ce dernier était président du conseil régional. Il est aujourd’hui maître de conférences à l’IAE de Lille et à Sciences po. Il est également président de l’Aéronef à Lille et président délégué du Bateau-Feu.
Il était « carté » au Parti socialiste depuis 1991. En fin de semaine dernière, il a démissionné pour entrer au Modem.
> Que cherche-t-il en se présentant à l’élection municipale de mars 2008 ?
Il dit être un peu dans la même logique qu’il y a vingt-cinq ans, quand il a défendu le projet d’une université sur le littoral. Aujourd’hui, il veut mener une réflexion sur l’avenir de la ville : «La situation sur l’agglomération dunkerquoise n’est pas dramatique, mais elle n’est pas bonne. On avance dans une impasse. Il y a de vraies inquiétudes sur l’avenir et il est nécessaire que la population s’empare du débat. Comment Dunkerque entre dans la mondialisation ? Que deviendra l’industrie, aujourd’hui peu créatrice d’emplois ? On doit travailler à une économie de services, à une économie du savoir. Je suis effaré de voir aujourd’hui que l’université, la ville, la CUD, le monde industriel s’ignorent. La culture est un pilier de l’économie du savoir, comment peut-on la développer à Dunkerque ? La santé est une véritable préoccupation, des études ont été faites, rendons-les publiques ! »
> Comment trouvera-t-il sa place dans la campagne ?
Le pari de Pierre Yana, qui estime que droite et gauche sont à Dunkerque « dans une logique d’affrontement, bloc contre bloc », est d’élever le niveau du débat. « Il n’existe pas, c’est pauvre, constate-t-il.Quand il y a des questions d’intérêt général, il faut savoir poser les armes. L’avenir de la ville pour les vingt prochaines années nous l’impose. On veut contraindre Michel Delebarre et l’UMP à se poser les bonnes questions. Parlons nous en dehors des murailles des partis. Tout le monde est un peu perdu sur la construction de l’avenir.
Nous, nous voulons faire confiance à l’intelligence des Dunkerquois, pas à leur docilité. Depuis votre article de samedi, je reçois beaucoup de messages : “Bravo ! Tu as du courage. Enfin, ça fait vivre la démocratie.” Il faut faire passer un souffle d’air. »
> Trahit-il Michel Delebarre ou est-il envoyé en mission ?
« Je n’y vais pas en sous-marin. Comme nous tenterons de le faire dans de nombreuses communes du littoral, nous irons au bout. » Comprenez qu’il écarte un rapprochement avec qui que ce soit avant l’entre-deux-tours, ce qui ne l’empêchera pas « de proposer des rencontres sur les grandes thématiques aux autres partis. » Sur sa décision de quitter le navire socialiste, il ne comprendrait pas qu’on puisse lui en vouloir : «J’ai beaucoup d’estime et d’affection pour Michel Delebarre. Ce sont les gens perdus qui se raidissent. Si des gens en sont là, c’est misérable. S’il y avait une véritable vision de l’avenir, le Modem n’aurait pas vocation à être là… »
> Qui seront ses colistiers ?
« Il est trop tôt pour vous livrer les noms. D’autres strauss-khaniens me rejoindront. Je vois aussi revenir des déçus de la politique. L’occasion est belle de redonner ses lettres de noblesse à la politique. Je me sens très social-démocrate. Il faut que tout le monde se mette autour de la table. Aujourd’hui, ce n’est pas le cas. » •
1 novembre 2007 - La Voix du Nord
21:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pierre yana, dunkerque, strauss-khanien, delebarre, modem, PS
Les élus de l’opposition à Dunkerque : « On appelle Guy Lécluse à revenir sur sa décision »
Les élus de l’opposition municipale à Dunkerque (1) apportent leur « soutien inconditionnel à Guy Lécluse » après la décision du Modem Nord de ne pas lui accorder sa confiance et l’annonce de la candidature de Pierre Yana.
« Dans la période électorale troublée que l’on connaît, on appelle Guy Lécluse à revenir sur sa décision de ne plus être tête de liste. Il serait préjudiciable de se passer des services d’un homme qui est un vrai social-démocrate, incarnant le rassemblement et qui a conduit le combat difficile mais victorieux contre la fusion avec Saint-Pol et Fort-Mardyck. Des manoeuvres politiciennes régionales ou nationales voudraient faire de notre ville un laboratoire d’expérimentation MoDemiste en faveur d’une radicalisation de ce parti et nous font assister au parachutage d’un converti de la semaine, encore récemment carté socialiste et membre du comité de soutien de M. Delebarre aux législatives ! Quelle décision prendra-t-il au 2e tour ?
Nous voulons une liste d’union, ouverte, et nous désirons continuer dans ce sens avec Guy Lécluse comme leader. La liste que Pierre Yana entend conduire sous l’étiquette du Modem ne peut être que de centre-gauche et risque d’éparpiller les chances de battre M. Delebarre aux prochaines élections (…) Faut-il laisser Dunkerque à des démagogues de tout poil plutôt qu’à un homme bien mal récompensé de la fidélité sans faille prodiguée à un centre qui semble avoir perdu son équilibre ? »
> (1) Sébastien Abossolo, Laurence Azimont, Hélène Méténier, Édith Varet, Teddy Zoonekynd.
31 octobre 2007 - La Voix du Nord
21:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lécluse, Dunkerque, Modem, Opposition municipale, delebarre
dimanche, 21 octobre 2007
Des eurocrates français très influents
L'idée d'un recul de l'influence française à Bruxelles relève d'une "névrose bien française", à en croire Charles Grant, directeur du Centre for European Reform de Londres. La France, dit-il, détient quelques-uns des postes les plus importants de la machine bruxelloise. A la Commission, le représentant français, Jacques Barrot, ancien ministre, ancien président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, est perçu comme un habile politique. Il relaie certaines des idées défendues par la France, en particulier sa méfiance à l'égard du tout-libéral. Dans les services de la Commission, sur une quarantaine de directeurs généraux, six sont français : Jean-Luc Demarty (agriculture), Odile Quintin (culture et éducation), Robert Verrue (fiscalité et union douanière), Hervé Carré (Eurostat), Claude Chêne (personnel et administration), Michel Petite (service juridique). Ancien directeur général adjoint à la DG relations extérieures, Hervé Jouanjean est secrétaire général adjoint de la Commission.
Au Conseil, dont le secrétaire général est Javier Solana, le numéro deux, Pierre de Boissieu, secrétaire général adjoint, est français, comme l'est le chef du service juridique, Jean-Claude Piris, qui dirige les travaux de rédaction du futur traité. Le général Henri Bentégeat, ancien chef d'état-major des armées françaises, préside le comité militaire de l'Union européenne, qui réunit les chefs d'état-major des Etats membres. La présidence du Comité des régions est assurée par le député socialiste et maire de Dunkerque, Michel Delebarre. La France détient aussi la présidence de la Banque centrale européenne, avec Jean-Claude Trichet. L'ancien président du Medef, Ernest-Antoine Seillière, est à la tête de l'organisation patronale BusinessEurope. Enfin, c'est un Français, Jean-Paul Costa, qui préside la Cour européenne des droits de l'homme.
22:09 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Delebarre, dunkerque, eurocrate



